Michaël Latz, Politiquement différent - Var

Blog de réflexion et de propositions de Michaël Latz portant sur l'avenir du Var, la rénovation du Parti Socialiste, les questions d'aménagement et de développement durable

06 septembre 2007

Ma rentrée

L’été se termine, la rentrée politique se profile avec ses débats et notamment avec les positionnements de chacun autour de politique spectacle de notre nouveau Président et « les mots qui tuent » que peuvent employer certains au PS pour donner leurs avis sur les débats internes.

remaniement2__2_En ce qui concerne la politique du Président, je pense que le spectacle qu’il sait formidablement organiser, le « one man show »,  et quelques bonnes initiatives qu’il peut prendre (lettre aux professeurs, présidence de commissions confiées à l’opposition, ….) cachent deux choses importantes :

•    une vraie orientation vers une présidentialisation du régime se met en place sans que les contre-pouvoirs démocratiques soient installés. Mais je reviendrai une autre fois pour donner mon avis sur cette vision centrée sur un Homme qui est contraire à ma philosophie du pouvoir et de la gestion démocratique efficace.

•    Une vraie politique ultra libérale qui aura pour conséquence de renforcer les inégalités de ce pays (notamment par sa politique fiscale), de ne pas relancer les investissements porteurs des emplois de demain ; ni d’ailleurs l’activité économique. Et puis surtout, et là je parle en tant que gestionnaire (d’une commune et d’une PME) de détériorer les équilibres budgétaires d’une façon dramatique. Mais là, vu la gravité de ce qui se trame, j’y reviendrai aussi une prochaine fois (promis).

Cet été j’au eu l’occasion d’échanger avec beaucoup de monde. Un grand nombre de camarades que j’avais rencontrés durant la campagne électorale, François Hollande (lors de sa venue Correns) et enfin des militants de tous les horizons (notamment lors de l’université du PS).

De ces rencontres, j’en tire la conviction qu’il faut que l’on arrête de se jeter des exclusives les uns et les autres. Dès que l’on dépasse les apparences et les positionnements dans une écurie ou l’autre, nous voyons que sur l’essentiel nous sommes d’accord. J’ai ainsi eu l’occasion d’assister par exemple à une table ronde qui aurait pu être explosive : « le socialisme et le marché »  animée par MM. Sapin et Emmanuelli.  Je pense que tous les socialistes intègrent aujourd’hui l’économie de marché comme une donnée incontournable et probablement la seule manière de dynamiser la création des richesses. Il n’en reste pas moins que dans ce concept, il nous faut intégrer aussi l’entreprise, les salariés et le service public.

Comme j’ai pu l’exprimer dans une table ronde sur « Pour un socialisme écologique ou pour une écologie socialiste » à laquelle j’ai participé avec Ségolène Royal et Jean Louis Bianco, je pense que le Développement Durable ne peut être mis en place que par la gauche. D’ailleurs Ségolène Royal l’avait assez bien intégré dans son pacte présidentiel ce qui lui aurait du donner un réel avantage.

En effet les lois du marché seuls ne résonnent que sur du court terme. Le risque est grand aujourd’hui que l’on fasse une confiance aveugle au marché pour résoudre les problèmes et assurer le bien être de l’humanité. Là, doit se positionner le socialisme de demain. Seule la gauche qui souhaite réfléchir l’action économique et d’aménagement en termes de projet à moyen et long terme, a la volonté que la République impose des règles au marché. Cela pour qu’il intègre ces visions et ces problématiques (notamment je pense par des politiques fiscales plus adaptées et plus offensives).

Je crois que l’une des révolutions idéologiques que notre parti doit faire, c’est justement intégrer dans son raisonnement cet axe de la politique au même niveau qu’historiquement elle a fait pour  le combat social,  pour  les combats pour plus d’égalité et de solidarité. Le développement  durable va devenir l’autre jambe sur laquelle nous devons nous battre pour construire une société plus égalitaire et solidaire et surtout respectueuse des générations à venir.

Je compte m’investir dans les mois qui viennent au sein du PS,  dans ce sens car je ne souhaite pas que le Développement Durable soit un élément de plus de notre catalogue ou soit dévoyé comme il risque de l’être dans le « Grenelle de l’environnement ». Mais je souhaite que ce blog soit une autre occasion d’échanger, de nous faire réfléchir ensemble. Je reste à votre disposition pour aller vous rencontrer, pour débattre.

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25 juillet 2007

La green-box, un concept qui a l'air prometteur

green_boxTrois britanniques ont développé une boîte qui apparemment peut être fixée sous une voiture à la place du pot d’échappement, et qui permettrait de capturer les gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique, y compris le dioxyde de carbone. La boîte émettrait quant à elle essentiellement de la vapeur d’eau. Les gaz capturés peuvent être traités pour être transformer en biocarburant, en utilisant des algues génétiquement modifiées. Les gaz capturés serviraient en effet d’alimentation aux algues qui une fois broyées pourraient être utilisées pour faire des biocarburants...

La « Greenbox », la technologie développée par le spécialiste de la chimie organique, Derek Palmer, et les ingénieurs Ian Houston et John Jones pourrait, selon eux, être utilisée pour les voitures, les bus, les camions, et même pour l’industrie lourde et les bâtiments.

Vos réactions, commentaires ? En tout cas, affaire à suivre....

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06 avril 2007

L'avenir de la viticulture

Viticulture

Je suis Vigneron. Je fais le vin depuis que j'ai 19 ans. La vigne est le lien privilégié qui unit les générations dans ma famille. J'attache donc naturellement une importance tout à fait particulière à la viticulture dans le Var. Cela va même au-delà du vin. Il s'agit de savoir-faire, de culture, de ruralité et de qualité de vie.

Vignes2J'ai eu l'occasion de parler récemment d'un rapport parlementaire sur la viticulture, très intéressant et faisant des propositions très concrètes (voir ici). Dans ce rapport, j'avais été attristé de voir que la viticulture dans le Var n'avait pu avoir aucun relais dans ce rapport ; et ce malgré la présence du Députée de la 6ème circonscription du Var, Josette Pons, dans la commission (à la différence des autres députés ayant participé, Madame Pons n'est jamais intervenu et n'a fait aucune proposition lors de l'élaboration du rapport).

Aujourd'hui, je souhaite vous proposer les propositions réfléchies portées par Ségolène Royal sur l'avenir de notre viticulture. Ces propositions sont le fruit des remontées de terrain. Elles tiennent compte des difficulté que vivent aujourd'hui de nombreux viticulteurs et fixent des orientations qui vont dans le bon sens :

  • un moment fort d'échanges (avec des assises nationales) qui nous manque cruellement depuis des années pour remettre à plat au niveau national notre stratégie des appellations,
  • un renforcement de l'efficacité économique de la filière,
  • le développement de l'exportation,
  • un profond travail à mener sur l'image du vin,
  • un filet social pour mieux gérer les conséquences des crises régulières de notre secteur.

Voici le document : Avenir_viticulture_PS

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08 mars 2007

Les PME, un formidable vivier d'énergies et d'emploi - qu'il faut encore valoriser

Ma_petite_entrepriseJe souhaite aborder aujourd’hui le volet du Pacte Présidentiel consacré aux TPE et PME. Sur cette partie, cinq grands défis ont été mis en avant par Ségolène Royal :

  • renforcer l’investissement et la recherche ;
  • remédier à la sous-qualification,
  • développer la formation professionnelle,
  • soutenir les PME,
  • et renforcer l’efficacité de la dépense publique.

Et pour que tout cela tourne, Ségolène Royal a clairement annoncé qu’un autre défi, peut-être moins visible mais tout aussi important, est de réconcilier les Français avec les entreprises. Or sur ce sujet, encore une fois la gauche est présente là où on ne l’attendait pas forcément. Avec mon regard de chef d'entreprise et d'entrepreneur, je peux dire en effet que le pacte présidentiel est un vrai plaidoyer pour les PME. Mon analyse est que nous avons un vivier incroyable - avec 2,6 millions de PME française - qui ne disposent pas des moyens de ses ambitions.

Un vivier d’abord : il faut savoir qu’entre 1981 et 2005, les établissements de moins de 200 salariés ont vu leurs effectifs augmenter de 3 millions de personnes (source : Unedic) ;  avec 73 % de cette performance revenant aux petits de moins de 50 salariés. Sur la même période, les plus gros (+ de 200 salariés) ont perdu 436 431 collaborateurs. Si l'on regarde les « stocks »,  55 % des personnes occupées en 2005 étaient dans des entreprises indépendantes de moins de 50 personnes. J’ai lu cette information dans le rapport 2006 de l'OSEO sur l'évolution des PME.

Un manque de moyens pour s’armer dans la concurrence internationale : sur le sujet de l’innovation en effet les entreprises de moins 500 salariés réalisent 15 % de l'effort d'innovation privé, contre 50 % environ pour les treize premiers groupes… Le déficit commercial record de la France en 2006 (29,2 milliards d'euros) et la crise des filières automobile et aéronautique dans le sillage d'Airbus relancent dès lors la question du rôle des PME.

J’ai appris récemment que l'Allemagne compte un très grand nombre de PME proportionnellement à la France. Apparemment la structure industrielle allemande est plus large. Mais pourquoi ? Je pense qu’en France, on s’est concentré ces 20 dernières années sur les « champions » nationaux. Et c’est un succès incontestable. Mais aujourd’hui dans le cadre de la bataille de l’emploi et de la compétition mondiale, il faut réajuster ce choix stratégique. J’ai déjà fait un mot sur les aides publiques (voir ici). Je garde un chiffre : 80 %. 80 % des aides industrielles sont destinées aux grands groupes. Or dans les autres pays d’Europe, et particulièrement en Allemagne, cette politique est beaucoup plus équilibrée.

Mon souhait et mon combat si je suis élu Député à l'Assemblée Nationale sera donc de faire en sorte que les PME ne soient plus une « simple accroche » en période d’élection. Il faut s’appuyer sur des exemples concrets, comme j’ai pu en mener un en Provence Verte avec le projet DEFI. Ces opérations de terrain couplées avec des choix volontaristes comme le propose le Pacte sont nécessaires pour revitaliser et aider à la structuration d’un réseau efficace, pérenne et solide dans les territoires.

Les cinq points du Pacte résument parfaitement les actions les plus fortes à mener :

  • 1. Investir massivement dans l’innovation et la recherche : augmentation pendant le quinquennat du budget de la recherche et des crédits publics pour l’innovation de 10 % par an (le budget public de recherche-développement a diminué de 1 à 0,8% du PIB entre 2002 et 2005). Sur les 65 milliards d'aide aux entreprises, seuls 5 % sont orientés vers la recherche-développement : je propose de porter cette part à 15%.
  • 2. Mettre en place une politique industrielle capable de préparer l’avenir et de réduire les risques de délocalisations avec la création d’une Agence nationale de réindustrialisation.
  • 3. Soutenir les PME avec la création de fonds publics régionaux de participation et en leur réservant une part dans les marchés publics
  • 4. Donner la priorité à l’investissement des entreprises avec un taux d’impôt sur les sociétés plus bas si le bénéfice est réinvesti et plus haut s’il est distribué aux actionnaires.
  • 5. Sécuriser le parcours des jeunes créateurs en soutenant la création d'entreprises (simplifications), en généralisant les ateliers de la création dans toutes les régions, en améliorant la protection sociale des entrepreneurs, et en mettant en place un mécanisme de cautionnement mutuel pour ceux qui garantissent les emprunts de leur entreprise sur leur patrimoine privé.

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31 janvier 2007

Une synthèse du projet "Agriculture Var 2020"

Var_terre_de_projetSuite au papier que j’ai écris sur Claude Bonnet et sur le travail de prospective que j’ai mené pour la Chambre d’Agriculture du Var (voir ici :  Agriculture_Var_2020), plusieurs personnes m’ont envoyé un mail pour me demander comment se procurer ces documents ?

J’ai commencé à envoyer quelques mails. Au bout du 7ème… je me suis dit qu’il serait probablement plus commode de les mettre en ligne. Je vous propose donc ici, le papier de synthèse (format visuel d’une trentaine de pages) qui résume la démarche.

Si vous souhaitez une synthèse par SCOT, n’hésitez pas à me le demander par mail, car pour le coup les fichiers sont trop volumineux.

Posté par Michael_Latz à 19:02 - Développons notre territoire - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 janvier 2007

Claude Bonnet & le travail original de prospective menée sur l'agriculture varoise

Mardi midi j'étais invité comme membre de la Chambre d'agriculture du Var au repas de présentation des voeux de son Président Claude Bonnet. Cette cérémonie avait un goût particulier. Les élections de la chambre d'agriculture ont en effet lieu la semaine prochaine ; c'était donc un « discours d’ Au revoir » que nous livrait son Président. Après 18 ans de présidence, plus de 30 ans de présence à la Chambre l'Agriculture, c'est un belle page qui se tourne pour la Chambre et l'agriculture varoise. claude_bonnetJe souhaite saluer son investissement et sa passion de l’agriculture varoise.

Dans son discours il a fait le bilan de ses mandats, remercié les membres élus pour leurs actions et le personnel pour son engagement. Il a alors consacré un chapitre important sur le travail de réflexion prospective menée ces dernières années. Déclarant que ce travail, élaboré lors de sa dernière mandature sur la prospective de l'agriculture varoise a été l'action majeure de son mandat ; ce dont il était le plus fier.
Au début des années 2000, lorsque je venais d'être élu à la Chambre d'agriculture du Var, il m'avait semblé que le meilleur service que l'on pouvait rendre aux agriculteurs du Var c'était d'essayer de réfléchir en groupe sur les « différents avenirs possibles » qui risquaient d'arriver dans les 20 prochaines années. Claude Bonnet a été tout de suite d'accord avec cette idée. Il m'a donné les moyens humains et techniques nécessaires pour faire ce travail.
J’ai voulu une réflexion volontairement très participative. Elle a donc concerné en 4 ans plus de 500 agriculteurs varois. En 2002, nous avons débuté le travail (avec 50 agriculteurs représentatifs et 50 utilisateurs de l'espace rural, type SNCF, chasseurs, randonneurs…) par 10 tables rondes. Des techniciens formés à l'animation et à la prise de notes m’avaient aidé pour animer les échanges ; nous avions aussi l’appui de Monsieur Flamant, « futurologue de métier », (et oui, ça existe comme métier !).Vignes2

Quatre scénarii d'avenir ont été formalisés :
- Le VAR des terroirs,
- La Californie provençale
- Des villes et des campagnes
- La fin des agriculteurs

Grâce à ce travail, j'ai ensuite animé plus de 50 réunions ; une par territoire et par filière avec des agriculteurs afin qu'ils fassent les choix du scénario souhaité pour leur territoire et leur filière.
Après une présentation départementale de ce travail mi - 2003, nous avons entrepris de construire un plan stratégique départemental pour l'agriculture varoise et une charte agricole. Celle-ci a consisté à formaliser l'utilisation des terres agricoles varoises (qui ne représente plus que 12% de la surface du Var). Elle a été signée par le Conseil Général, la Préfecture et les associations de maires.
Je suis à nouveau reparti sur le terrain. Avec l'aide des techniciens, j’ai construis en groupes d'agriculteurs par territoire cohérent de SCOT, des plans stratégiques de territoire. Ces documents, les agriculteurs peuvent aujourd’hui l’utiliser comme argumentaires lorsqu'ils sont associés aux documents d'urbanisme que sont  les SCOT ou les PLU.

Je souhaitais vous présenter cette démarche car pour moi elle est emblématique d'un travail participatif. Elle a permis l'élaboration d'un outil important grâce à une analyse prospective. En effet une bonne compréhension de l'avenir permet de gérer le présent d'une manière plus adaptée et de se préparer aux changements en l'anticipant. J'espère que les nouveaux élus à la Chambre d'Agriculture feront fructifier ce travail ; en l'actualisant et en mettant en place comme cela était prévu un comité de suivi.

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21 janvier 2007

La Sainte Baume, notre richesse à préserver

L’association "Découverte Sainte Baume "écomusée territoire" m’a invité samedi après-midi à la présentation d'une étude réalisée par Serge Menicicci. Sainte_BaumeCette étude émane d’une demande de l'association de Préfiguration du Parc Naturel Régional de la Sainte Baume (composée des élus des 25 communes situés dans ce périmètre). La présentation  était passionnante. L’orateur, géologue de formation, nous a offert un exposé limpide sur la beauté et la magie de cet ensemble exceptionnel. En partant du volet écologique, il a réussi à montrer toutes les dimensions environnementales, humaines et paysagistes qui font de ce massif un milieu extraordinaire, à préserver. Situé à proximité de Marseille, Toulon et Aix-en-Provence, cet ensemble mérite en effet d'être protégé. Il lui faut résister aux diverses pressions dont il fait l'objet :

  • plus de 2 millions de promeneurs- touristes,
  • une pression et spéculation foncière forte,
  • un éco-système fragilisé, …

Cela nécessite un effort particulier des collectivités territoriales et des associations concernées. Les débats ont montré l'urgence de se mobiliser pour créer un Parc. Mais c’est compliqué, lourd et nécessitant de multiples partenariats. Dans ce cadre là, le monde associatif joue un rôle moteur et sa capacité d’action est démultipliée lorsqu’il arrive à convaincre les collectivités territoriales de s’investir. Certains ont regretté que les dossiers n'avancent pas assez vite. En tout cas, ce type de réunion me permette de voir qu'a coté des élus locaux et des associations soucieuses de l'environnement, le Député a un rôle spécial à jouer : celui de moteur, de coordinateur et d’interface avec le niveau national. Il peut, sur le terrain comme à l'échelon national, prendre des initiatives pour faire avancer ce type dossier particulièrement important pour le Var.

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12 janvier 2007

Captons les nouvelles opportunités d'emploi pour le Var

Une étude de la DARES prévoit de nombreuses créations de postes pour les cadres administratifs et dirigeants ainsi que les commerciaux. Les emplois peu qualifiés devraient également se multiplier. "Y a qu'à maintenant", comme on dit souvent. Pour ma part, je ne m'en satisfais pas. Je pense qu'il faut une volonté et une vision pour savoir profiter de ces opportunités d'emplois et pour faire en sorte qu'elles apportent une vraie valeur ajoutée sur notre territoire varois.

Perspectives_emploi_2015Selon cette étude menée par la Dares (Direction de l'Animation de la Recherche, des Etudes et des Statistiques en charge d'assurer, la production régulière et fiable des statistiques utiles à l'emploi) et le Centre d'analyse stratégique (ex Commissariat général au Plan), 304.000 postes de cadres administratifs et dirigeants seraient à pourvoir d'ici 2015, dont 131.000 créations nettes. Les cadres commerciaux et les informaticiens devraient également être fortement demandés (respectivement 189.000 et 207.000 postes à pourvoir).

Voir résumé du rapport ici

Au total, ce sont 654.000 nouveaux emplois de cadres qui devraient être générés par l'économie française d'ici dix ans, pour un nombre total de créations de postes de 1,5 million. Quant aux emplois peu qualifiés, ils ont également de l'avenir. Dans le secteur des services à la personne, de la santé et de l'action sociale, il est par exemple prévu près 400 000 créations nettes de postes (pour les services aux particuliers et les métiers de la santé et du social). Avec l'attrait lié à notre cadre de vie et à la qualité de notre environnement, il ne tient qu'à nous d'orienter cette manne d'emplois. Par exemple, pour les emplois d'infirmiers ou d'aides soignants, il faut être innovant et très actif. L'Etat peut jouer un rôle ; mais également sur ce volet spécifiquement social, le Conseil Général. C'est là une de ses compétences obligatoires. Plus que de "naviguer à vue"  et d'aller dans "toutes les directions", il pourrait se concentrer sur ces sujets où beaucoup de choses peuvent être faites. Le rôle d'un Député pour sa circonscription est d'identifier les opportunités possibles au niveau national et de jouer l'interface entre le national et le local pour parvenir à faire du développement sur des créneaux porteurs.

Posté par Michael_Latz à 11:51 - Développons notre territoire - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 décembre 2006

Il faut un engagement politique pour exploiter les opportunités technologiques !

J’ai appris dernièrement qu’une société américaine (pour ne pas la nommer Boeing-Spectrolab, soutenue par le département de l'énergie américain) a mis au point des modules photovoltaïques - qui transforment directement le rayonnement solaire en électricité - dont le rendement, c'est-à-dire le rapport entre l'énergie électrique produite et l'énergie solaire reçue, atteint 40,7 %. Le précédent record, établi par le même fabricant, était de 37 %. L'Europe, qui développe le projet (Full Spectrum auquel est associé le CEA de Cadarache), ne dépasse pas les 35,2 %....soleil
Je ne suis pas un Pro’ de la technique solaire, mais cette différence m’interpelle. Elle montre le retard que nous accumulons dans les métiers du futur. C’est un simple exemple, mais il est révélateur ; car je suis convaincu que les gisements de croissance sont là pour garder des richesses sur notre territoire. Or sur ces technologies, nous avons dans le Var une vraie légitimité pour développer ce type de compétences : géographique (avec le solaire), proximité avec des lieux d’excellence (le pôle de compétitivité régionale Cap Energies), des infrastructures de très grande qualité (CEA, projet ITER d’un côté et de l’autre Sophia et ses start-up…). Encore faut-il l’exploiter : « y a qu’à comme on dit » : préparer le territoire, les formations d’avenir, les infrastructures adaptées,… Et là, pas grand chose à vrai dire (j’en suis le premier attristé) : je prendrais deux exemples très récents :

  • Le Département du Var qui se range de manière unanime derrière la position de Toulon pour un projet très structurant (en matière d’emploi et d’aménagement du territoire) pour toute la 6ème circonscription : la Ligne à Grande Vitesse (LGV) PACA.
  • Des élus nationaux et départementaux qui n’ont aucunement préparé l’arrivée d’ITER. Je viens d’apprendre que plusieurs élus songeaient à s’y intéresser « un petit peu pour voir ce que l’on pouvait faire » … Une grande infrastructure de recherche qui arrive à proximité de notre territoire mérite, pour être vraiment bénéfique, que l’on s’y prépare….

J’estime que sur ces deux points, nos élus ne proposent pas aujourd’hui une vision d’avenir partagée avec les habitants. Les affaires courantes, OK. Mais pour porter notre territoire, créer des emplois, le préserver de la pression immobilière, il faut probablement une ambition et des actions concrètes et volontaristes.

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17 décembre 2006

Brignoles : exploitons les richesses de notre territoire, la Prune brignolaise !

Samedi j’étais à Brignoles pour la présentation du livre sur « La Prune de Brignoles » ; illustré par de magnifiques photos, cet ouvrage retrace l’histoire de cette prune. Cette dernière était également une bonne raison pour une vingtaine de chef de la région sous l’égide de Guy Gedda de proposer des recettes à base de ce fruit. Je tiens à louer cette initiative de la Mairie de Brignoles. Lorsqu’une commune a la chance d’avoir dans son patrimoine culturel une si riche histoire autour d’un fruit, il est remarquable d’en profiter.prune

Cette fête me permet d’insister sur le fait de conserver la richesse et la variété de nos produits du terroir. Pour cela, au-delà des vœux incantatoires, il faut des actes forts. Je crois qu’il serait d’abord utile de les réinscrire dans le registre national des variétés. Le second type d’action consiste à la commercialisation, car le consommateur est naturellement peu attiré par des variétés d’expérimentation… J’avais proposé en 2004 que la Communauté de Communes passe un contrat avec quelques agriculteurs locaux pour replanter plusieurs hectares. Ce projet visait à réaliser en grandeur nature cette culture - et surtout voir à petite échelle si on pouvait relancer une activité agro-alimentaire autour de ce fruit original et riche d’histoire locale. Je n’avais pas été entendu ; mais je ne désespère pas. En effet le consommateur est à la recherche de tel produit et le travail de fonds paye. Il n’y a qu’à voir la réussite de la Figues de Solliès-Pont, qui y aurait cru il y a 15 ans ? Je compte prochainement mobiliser l’association « slow food » que je connais bien autour de la prune de brignoles.

Posté par Michael_Latz à 22:36 - Développons notre territoire - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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