25 juillet 2007
La green-box, un concept qui a l'air prometteur
Trois britanniques ont développé une boîte qui apparemment peut être fixée sous une voiture à la place du pot d’échappement, et qui permettrait de capturer les gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique, y compris le dioxyde de carbone. La boîte émettrait quant à elle essentiellement de la vapeur d’eau. Les gaz capturés peuvent être traités pour être transformer en biocarburant, en utilisant des algues génétiquement modifiées. Les gaz capturés serviraient en effet d’alimentation aux algues qui une fois broyées pourraient être utilisées pour faire des biocarburants...
La « Greenbox », la technologie développée par le spécialiste de la chimie organique, Derek Palmer, et les ingénieurs Ian Houston et John Jones pourrait, selon eux, être utilisée pour les voitures, les bus, les camions, et même pour l’industrie lourde et les bâtiments.
Vos réactions, commentaires ? En tout cas, affaire à suivre....
10 juillet 2007
13... le 1er vrai chiffre du quiquénat
Un jolie montant. Une somme rondelette. Un cadeau fiscal de 13 milliards d’euros. Et oui, aujourd'hui, le TEPA va être examiné. Qu'est ce donc que ce TEPA ? Ce nouvel acronyme signifie "travail, emploi, pouvoir d’achat". Il va être abordé dans les prochaines heures à l’Assemblée Nationale. Promesse phare du candidat
Nicolas Sarkozy, il va donc bientôt se concrétiser. Comment ? Défiscalisation des heures supplémentaires, création d’un bouclier fiscal à 50 %, abandon des droits de succession...
Le coût de l’ensemble de ces mesures a été évalué par différentes sources à 13 milliards d’euros. Peut-être plus. Or à qui cela profitera majoritairement ? Réponse partagée par tous les analystes car c'est assez mécanique : aux contribuables les plus aisés. J'ai d'ailleurs été frappé de voir le consensus entre nombre d'économistes, de droite ou de gauche sur la "non-efficacité" de ce type de mesure qui, je le rappelle sont quand même là pour relancer la croissance et in fine faire baisser le chômage.
Je suis d'autant plus amer que l'on parle beaucoup de l'omniprésence du Président de la République et peu des enjeux de la première réforme d'envergure qu'il met en place. On parlait d'ailleurs encore de lui hier soir comme "VIP" des rencontres des ministres des finances. Nombre de journalistes et de ministres se demandaient d'ailleurs ce qu'il venait y faire ? Tout simplement, expliquer à nos partenaires, que les déficits français pouvaient être encore un peu creusés jusqu'en 2012. Qu'est ce que cela veut dire ? Simplement que nous allons encore vivre pendant plusieurs années largement au-dessus de nos moyens. Pour conclure, je m'aventure à trouver un lien un peu simplificateur (mais démonstrateur) avec le TEPA évoqué plus haut : pourquoi ne pas faire des cadeaux fiscaux aux plus riches, si nos enfants et petits-enfants passent de toute manière à la caisse dans quelques années ?
04 juillet 2007
La vraie réforme des institutions
On parle beaucoup ces derniers temps des réformes institutionnelles. Elles sont importantes. Je vous l'accorde elles ont probablement peu d'impact à court terme et restent surtout encore peu médiatiques pour une présidence qui s'inscrit dans la "communication à tout va". Cette réforme, que députés de droite comme de gauche jugent nécessaire, aura néanmoins des conséquences lourdes dans le fonctionnement de notre démocratie.
La volonté affirmée du Président de la République est donc de redonner du contenu et du sens au pouvoir législatif. Je le suis à 100 %. Mais, je profite de ma tribune électronique pour partager et vous faire réagir à deux profonds désaccords.
Sur la méthode d'abord, il poursuit sa logique de débauchage avec Jak Lang qui accepte de participer à une réflexion au sein d'une commission, alors que le groupe socialiste n'est pas associée à la réflexion.
Sur le choix des priorités ensuite. Et c'est là le plus important. Hormis la Présidence de la commission des finances donnée à l'opposition que je trouve très positive et j'en ai d'ailleurs déjà parlé à 2 reprises (d'autant que j'ai un grand respect pour M. Migaud, père de la LOLF avec Alain Lambert, sénateur UMP). Je crois qu'il s'agit aujourd'hui moins d'une question de pouvoir à proprement parlé qui manquerait à l'Assemblée nationale qu'une question de disponibilité et de présence des parlementaires. Je l'ai trop constaté lorsque je me suis attaché à faire le bilan de Josette Pons. Je suis convaincu qu'une réforme phare pour donner plus pouvoir au Parlement est d'abord d'interdire le cumul des mandats. (voir infographie du journal Le Monde)
Cette réforme doit permettre aux députés d'être beaucoup plus présents à l'Assemblée. C'est un vrai job. Les élus de la nation pourraient alors exercer leurs pouvoirs de contrôle, de surveillance, et d'élaboration des lois. Il faut au moins ça pour profiter et bien utiliser la réforme fondamentale de la LOLF. Or le travail réalisé aujourd'hui est fait trop rapidement, parce que les députés sont trop souvent dans leur mairie, dans leur département, ou dans leur région.... Ils le peuvent certes, mais pas pour exercer des mandats électoraux. A ce titre, cette profonde évolution mériterait d'être abordée avec la poursuite de la décentralisation. Apporter des réponses précises aux questions sur le rôle et les missions des collectivités : quelle autonomie fiscale ? quel contre-pouvoir ? quelles missions exclusives ? quels moyens propres...
Concernant le poids du député, je prendrais un autre exemple pour affirmer clairement leur rôle au Parlement. Il s'agirait de donner un pouvoir de nomination ou de contrôle des nominations à certains organismes clés de nos institutions : Conseil Constitutionnel, Conseil supérieur de la magistrature, Conseil Supérieur de l'Audiovisuel... dont les membres devraient être nommés par le Parlement, à la majorité des trois cinquième.




