Un jolie montant. Une somme rondelette. Un cadeau fiscal de 13 milliards d’euros. Et oui, aujourd'hui, le TEPA va être examiné. Qu'est ce donc que ce TEPA ? Ce nouvel acronyme signifie "travail, emploi, pouvoir d’achat". Il va être abordé dans les prochaines heures à l’Assemblée Nationale. Promesse phare du candidat argentNicolas Sarkozy, il va donc bientôt se concrétiser. Comment ? Défiscalisation des heures supplémentaires, création d’un bouclier fiscal à 50 %, abandon des droits de succession...

Le coût de l’ensemble de ces mesures a été évalué par différentes sources à 13 milliards d’euros. Peut-être plus. Or à qui cela profitera majoritairement ? Réponse partagée par tous les analystes car c'est assez mécanique : aux contribuables les plus aisés. J'ai d'ailleurs été frappé de voir le consensus entre nombre d'économistes, de droite ou de gauche sur la "non-efficacité" de ce type de mesure qui, je le rappelle sont quand même là pour relancer la croissance et in fine faire baisser le chômage.

Je suis d'autant plus amer que l'on parle beaucoup de l'omniprésence du Président de la République et peu des enjeux de la première réforme d'envergure qu'il met en place. On parlait d'ailleurs encore de lui hier soir comme "VIP" des rencontres des ministres des finances. Nombre de journalistes et de ministres se demandaient d'ailleurs ce qu'il venait y faire ? Tout simplement, expliquer à nos partenaires, que les déficits français pouvaient être encore un peu creusés jusqu'en 2012. Qu'est ce que cela veut dire ? Simplement que nous allons encore vivre pendant plusieurs années largement au-dessus de nos moyens. Pour conclure, je m'aventure à trouver un lien un peu simplificateur (mais démonstrateur) avec le TEPA évoqué plus haut : pourquoi ne pas faire des cadeaux fiscaux aux plus riches, si nos enfants et petits-enfants passent de toute manière à la caisse dans quelques années ?