22 mai 2007
Quel député pour porter la politique de développement durable du Président ?
Nicolas Sarkozy et Alain Juppé, le « super-ministre » de l'écologie ont reçu hier des militants écologistes pour préparer le « Grenelle de l’environnement à l'automne ». A leur sortie, les représentants des ONG ont salué l'initiative du Président. Je ne peux que m’en féliciter également. Je suis satisfait de voir enfin un grand ministère ne se cantonnant plus au périmètre habituel dévolu à l’environnement mais intégrant aussi les thématiques structurantes du développement durable comme les transports, l’énergie, la fiscalité…
Mais aujourd’hui, lorsque je lis attentivement le programme des législatives de l’UMP ou que je regarde les dossiers défendus concrètement par la députée UMP sortante, j’en tire un constat bien étrange. La droite parlementaire, et particulièrement dans le Var (alors que le potentiel y est peut-être encore plus important) ne suit pas le projet très ambitieux du Président de la République. J’estime que deux questions peuvent dès lors légitimement se poser :
o Est-ce un effet d’annonce de Nicolas Sarkozy dans le cadre de la bataille des législatives que son tout jeune gouvernement vient de lancer ?
o Est-ce l'affirmation au contraire d’une priorité qui transcende largement les clivages droite-gauche ?
J’espère profondément qu’il s’agit de la deuxième alternative. Si tel était le cas, je pense qu'il serait peut-être utile de mettre à profit mes convictions politiques forgées par mon expérience et les actions que je mène sur le terrain depuis 12 ans. Je crois qu'elles pourraient utilement venir appuyer ce dispositif à l’Assemblée Nationale. Un de mes amis (qui n’est pas socialiste) a été jusqu’à me dire que logiquement il faudrait que le gouvernement actuel soutienne les députés les plus à même d’apporter leurs forces et leurs idées à ce combat stratégique pour l’avenir de notre planète et des générations futures… Mais « l’ouverture vers les compétences » prônée par le nouveau locataire de l’Elysée a tout de même ses limites, surtout dans le Var…
Commentaires
Tout cela est une rupture avec les gouvernements de droite et de gauche qui reléguaient ces questions à l'arrière-plan. Les temps ont changé. L'impact de l'activité humaine sur le climat est désormais une certitude. L'opinion publique presse les élus d'agir. M. Sarkozy veut montrer qu'il a compris l'enjeu.
Reste à entrer dans le vif du sujet. Les questions environnementales sont par nature conflictuelles : la protection des ressources naturelles contrarie des agriculteurs et les industriels qui forment la clientèle électorale de la droite. De nombreux écologistes craignent de voir l'environnement "digéré" par les administrations puissantes des transports et de l'énergie dans le grand ministère de M. Juppé. Les choix de MM. Sarkozy et Juppé seront déterminants. Les marges de manoeuvre sont considérables. Leurs responsabilités le sont d'autant plus.
assez culotté
mais juste dans votre analyse. comme d'habitude...
Aujourd'hui, "le seul atome de discorde" (comme le titre "Libération") entre les ONG et la ligne que semble afficher notre nouvel executif en terme de développement durable est le nucléaire.
Sans entrer dans le débat technique (et encore moins dans le débat "partisan"), vous trouverez des informations sur les enjeux énergétiques en général et nucléaires en particulier sur le site du député (PS) du Nord Christian Bataille, rubrique "Enregie et Politique : la lettre".
http://www.christianbataille.org/
votre ami a tout à faire raison monsieur latz
si j'étais sarko et en phase avec mes déclarations, je pousserai à l'élection de certains élus qui peuvent vraiement apporter un plus. et dans cette situation, dans le Var, on peut se poser des questions.
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