18 mai 2007
C'est quoi les convictions en politique ?
Beaucoup d’édito dans les journaux, de réactions de personnalités, de commentaires autour de moi sur Bernard Kouchner au Ministère des Affaires Etrangères. Pourquoi cet homme qui a soutenu Ségolène Royal accepte si facilement ce poste ? Je n'ai pas la prétention de connaître ses véritables raisons : les plus idéalistes diront qu'il souhaite servir son pays, les plus sceptiques diront qu'il souhaitait depuis longtemps être à la tête d'un grand ministère et faire la une de l'actualité... Mais ce n’est pas la question majeure. Je crois en effet qu'elle est ailleurs : quelle répercussion de cette nomination sur la perception de la politique par les Français ? Je le constate suffisamment sur les marchés, dans mes meetings ou dans les moments de débats, il existe une méfiance touours vivace des français à l'égard du discours politique (peut-être un des legs de Jacques Chirac ?) : on reproche aux femmes et hommes politiques de défendre des idées auxquelles ils ne croient pas simplement pour obtenir le pouvoir. Or Bernard Kouchner vient de donner en partie raison à tous les sceptiques. On peut évoluer dans ses idées, mais il faut conserver une ligne directrice dans ses convictions.
Ci-dessous, des phrases prononcées par B. Kouchner en avril 2007 : "Sarkozy est un homme qui n'éprouve aucune honte à pêcher dans les eaux de l'extrême droite". sur la génétique, il parlait "d'un point de vue singulièrement dangereux, voire complètement irresponsable". "A évoquer tout à la fois identité nationale et l'innée génétique on était dans un terrain mouvant et une dérive historiquement scandaleuse"




