27 mars 2007
Sincérité, courage et persévérance
Je suis avec une attention toute particulière la polémique actuelle. J’ai déjà eu l’occasion d’écrire un papier sur la question de l’identité nationale (voir ici). J’observe ce débat, car il est un peu parti de Correns. Ségolène, dans la salle du conseil municipal, y a fait ses déclarations sur le drapeau tricolore.
Je le savais, mais j’ai été quand même frappé de voir à quel point les journalistes ont la capacité à se concentrer sur une ou deux idées dans une intervention de près d’une heure et à occulter tout le reste. La presse fait son rôle, c’est évident. Mais elle pourrait en l’occurrence être un peu plus diverse, moins unanime et parvenir à sortir des points différents. Par exemple, Ségolène dans son intervention a logiquement parlé pendant plus de 20 minutes d’agriculture, de santé alimentaire, de réforme de la PAC, du rôle des grandes surfaces, de la place des Régions et de l’Etat dans la refonte des aides publiques… or de tout cela, rien, aucun écho.
Au final, les trois heures que j’ai eu la chance de partager avec Ségolène m’ont encore conforté dans mon choix, car j’ai ressenti trois traits de caractère fondamentaux pour un Président : sincérité, courage et persévérance.
Je considère en effet qu’il existe parmi les douze candidats à l’investiture présidentielle, deux catégories de personnes : celles qui suivent l’opinion et ceux qui veulent marquer l’histoire.
Nicolas Sarkozy fait clairement partie de la première catégorie. Sa première déclaration a été d’expliquer hier, que son principal objectif est maintenant de passer de la place Beauvau à l'Elysée…
Ségolène Royal fait partie de la seconde catégorie. Son ambition est claire : donner à la France sa première présidente, moderniser la gauche (revoir par exemple son rapport à l’entreprise, à la Nation, à la réforme de l’Etat…); et lui permettre de renouer avec des classes populaires qui l’ont boudée ces dernières années (15% seulement des ouvriers ont voté Jospin en 2002).
Sur ces points, Ségolène maintient le cap, quoi qu’en rapportent les médias qui retranscrivent comme je vous l’ai expliqué en préambule ce qu’ils veulent. Elle a par exemple reconnu dès mai 2006 que les 35 heures avaient été synonymes de précarité pour une partie du salariat ou encore que les principales victimes de l'insécurité étaient les plus défavorisées
Aujourd’hui, son défi est de rendre à la gauche l'héritage révolutionnaire de




