16 février 2007
Un "Programme de Stabilité" qui convient bien à la gauche
A chaque élection présidentielle, son sujet phare. Repris par tous et encore amplifié par les médias. En 2002, c'était l'insécurité. En 2007, j'ai le sentiment que c'est la question de la dette et plus globalement de l'équilibre des Finances Publiques.
A priori, c'est un sujet qui devrait favoriser la droite, qui a une meilleure "image gestionnaire" que la gauche. Mon expérience me montre qu’il faut parfois s’en tenir aux bilans Or ces cinq dernières années, ce n'est pas un exemple de bonne gestion que nous avons ; loin de là. L'endettement commence un début de stabilisation... Il faut avoir en tête que la période 97 - 2002 a tout de même été plus respectueuse des lignes directrices de bonne gestion voulue par tous les économistes.
Mais à travers ce mot, je ne souhaite pas polémiquer avec la droite. Je veux justement reprendre une idée d’Alain Lambert que je partage. Sa proposition consiste à imaginer un « Programme de Stabilité ». C’est actuellement ce qui est établi dans plusieurs gouvernements de l'Union Européenne. Cela permet de faire apparaitre clairement, les hypothèses de croissances retenues, et plus encore les engagements des candidats envers le peuple français, en matière d'évolution des dépenses, des recettes et enfin de dette. L’objectif est de parvenir à un équilibre plus juste dans nos comptes publics, toutes administrations confondues. Il permettrait également de renforcer le rôle du Parlement, comme je le souhaite, dans le contrôlé et le suivi des comptes chaque année.
Pour ce sujet de la dette publique, qui me paraît fondamental, je souhaite démontrer trois choses durant ma campagne :
- la bonne gestion publique n’est en rien, l’apanage d’un gouvernement de droite,
- la logique d’efficacité de l’argent public investi ne doit pas être sous-estimé : « un euro de plus dans une mission publique ne signifie pas toujours un euro bien utilisé »,
- la dette au final repose sur nos enfants, voire nos petits enfants. Ils auront je crois suffisamment de défis spécifiques à relever pour que nous nous concentrions d’abord sur les enjeux des dix ans à venir.




