05 février 2007
Une des 2 unes est un faux, laquelle ?


Si Sarkozy connaissait une baisse dans les sondages ? Si les journalistes mettaient davantage en avant ses contradictions, ses revirements, son opportunisme... aurait-on une une comme celle-là ? Je ne suis pas sur. Un homme par définition tient. Et c'est bien cela ce qui me désole.
Les médias font leur boulot, certes. Mais j'ai le sentiment que des habitudes et des tendances sont prises. J'entendais ce matin cette phrase attribuée à Alain Juppé : "Les médias français, lèchent, lâchent puis lynchent...". L'épisode de l'interview de Jacques Chirac avec la presse américaine est d'ailleurs symptomatique.... Nos médias se sont consacrés à remettre en cause les facultés mentales de notre Président ; alors que la presse d'Outre-atlantique menait une réflexion sur les conséquences d'un revirement stratégique de la France sur sa politique nucléaire et sur l'Iran.
Alors, je pense qu'il faut tenir. Continuer à faire le pari de l'intelligence et d'une méthode innovante. J'en reste là car je ne veux pas devancer les lignes directrices de Ségolène Royal qui seront annoncées le 11 février prochain. Pour ma part, je continue à dessiner - sur les dossiers que je pense connaître un petit peu - les contours de ce que devra faire notre Député. Quant aux autres sujets, je travaille beaucoup et je propose une méthode : une recherche "non partisane de diagnostics partagés", des solutions concertées, leur mise en oeuvre sous le contrôle d'un Parlement qui dispose d'outils pour exercer son rôle, la coordination et la promotion des problématiques rencontrées sur le terrain, le maintien enfin de l'équilibre des pouvoirs avec l'exécutif sur les grands sujets d'avenir de notre démocratie.




