31 janvier 2007
Une synthèse du projet "Agriculture Var 2020"
Suite au papier que j’ai écris sur Claude Bonnet et sur le travail de prospective que j’ai mené pour la Chambre d’Agriculture du Var (voir ici : Agriculture_Var_2020), plusieurs personnes m’ont envoyé un mail pour me demander comment se procurer ces documents ?
J’ai commencé à envoyer quelques mails. Au bout du 7ème… je me suis dit qu’il serait probablement plus commode de les mettre en ligne. Je vous propose donc ici, le papier de synthèse (format visuel d’une trentaine de pages) qui résume la démarche.
Si vous souhaitez une synthèse par SCOT, n’hésitez pas à me le demander par mail, car pour le coup les fichiers sont trop volumineux.
Un peu d'humour pour bien commencer la journée
C'est de l'humour, et celui là me fait sourire. Car, si vous allez sur le site, vous verrez d'autres parodies.
30 janvier 2007
L'Abolition de la peine de mort en toutes circonstances
Jacques Chirac compte profiter de ses dernières semaines pour réaliser les dossiers qui lui tiennent le plus à cœur. J’ai retenu d’ailleurs uniquement cette promesse lors de ses voeux du 3 janvier 2006 « interdire la peine de mort de manière définitive, en toutes circonstances ».
Le projet de loi a donc une vocation constitutionnelle (plus importante donc que la loi de 1981). Après un point du Conseil d’Etat rendu prochainement, le texte devrait être présenté en conseil des ministres d’ici fin janvier. Ensuite, il devra être adopté, dans les mêmes termes, par l'Assemblée nationale et par le Sénat. Il faut donc se presser car la séance du Parlement s'achève le 22 février (avec les élections présidentielle et législatives en avril, mai et juin).
Je regrette que cette initiative se soit faîte un peu à la « va vite ». Mais je ne vais pas bouder ma satisfaction car je partage la déclaration de Geneviève Sevrin, présidente d'Amnesty international France qui salue cette initiative. : « En prohibant constitutionnellement la peine de mort, la France adressera un message fort aux gouvernements qui maintiennent ce châtiment cruel, inhumain et dégradant ».
En revanche, je ne peux que regretter les deux autres textes qui doivent également passer au Congrès :
- Le projet de loi sur le statut du chef de l'Etat : il implique que le président ne peut plus être soumis à la justice ordinaire durant son mandat, avec une procédure de destitution en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat)
- Un projet pour la Nouvelle-Calédonie : il propose de geler le corps électoral néo-calédonien pour les élections territoriales jusqu'en 2014.
29 janvier 2007
Var Matin parle de la réussite de Concept Emballages - 29/01/07
En 2005, j'ai créé, avec deux commerciaux, une société de produits d’emballages viticoles. Elle est devenu en deux ans l’un des leaders régionaux sur son marché. La société embauche aujourd’hui 15 salariés, dont quatre associés au capital. L'article reprend bien la courte (et déjà longue pour mes collaborateurs et moi-même) histoire de cette aventure entrepreneuriale.
28 janvier 2007
Clin d'oeil de Carnets de Campagne (France Inter) sur Correns
Vendredi dernier, Philippe Bertrand, l'animateur de l'émission Carnets de Campagne (lundi-vendredi, 12h30) a fait un clin d'oeil sur Correns à la fin de son émission. Il parle de cet endroit exceptionnel pour sa qualité de vie et son projet commun autour du bio. Magie de la technique, un ami m'a transmis le podcast, qu'un autre ami m'a mis sur le site de partage de vidéo dailymotion. J'ai beaucoup progressé ces derniers mois en "technique-blog", mais il y a quand même des limites.... Merci les copains au fait.
Voilà donc l'émission. l'initiative de Correns est citée à la fin. Mais j'ai particulièrement apprécié l'édito (sur les Parcs Naturels) et le premier reportage consacré à l'association "Autisme Solidarité" avec comme invité Jean Vautrin écrivain, parrain de l'association.
France Inter, Carnets de Campagne 26.01.07
26 janvier 2007
Un rapport sur les aides publiques aux entreprises que je compte bien utiliser
Un rapport sur les aides publiques aux entreprises réalisé par trois inspections générales (finances, affaires sociales et administration) a été rendu public mercredi dernier. C'est un sujet qui m'intéresse. J'ai au niveau local une expérience concrète sur ces sujets. J'ai donc pris connaissance avec le plus grand intérêt des conclusions de cette étude. D'abord je dois dire qu'elle est très bien faite, claire dans son analyse et précise dans ses recommandations. Ensuite, je vous propose d'en faire une rapide synthèse, pour vous dire ensuite ce que tout cela m'inspire.
Quelques chiffres d'abord : l'ensemble des aides publiques aux entreprises représente 65 milliards d'euros. 90% sont financés par l'État, et au moins 6 000 dispositifs, dont 22 aides européennes et 730 aides nationales. Pour information, 65 milliards d'euros représentent 4% du PIB ou un peu plus que le total du budget de l'Éducation nationale, près de deux fois le budget de la Défense, plus de trois fois le budget de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. L'enjeu est donc de taille.
Le rapport fait 3 constats :
- Il existe un "fort besoin de mise en cohérence et d'évaluation des aides publiques aux entreprises", bien que l'information sur ces aides soit "abondante". Mais des "contraintes objectives freinent la mise à plat consolidée de l'ensemble des aides".
- Plusieurs observations "conduisent à s'interroger sérieusement sur l'efficacité des aides publiques". Se pose aussi la question de la "redondance de certains dispositifs parfois coûteux". Les rapporteurs dénoncent notamment un "empilement de mécanismes voisins ou aux objectifs quasiment identiques", "une régulation du système faite de facto par les entreprises", "des décisions de création d'aides prises sans considération suffisante des analyses d'impact préalables", ainsi que des "évaluations nombreuses, mais qui ne débouchent que rarement sur des décisions de mise en cohérence et d'amélioration de l'efficience".
- Enfin, il existe un "fort déficit de pilotage et de régulation de la politique d'aides publiques aux entreprises". Mais deux facteurs freinent la mise à plat consolidée des aides. Tout d'abord, "un préalable non atteint encore: une meilleure connaissance partagée au niveau européen des charges pesant sur les entreprises et des soutiens directs ou indirects dont elles bénéficient". S'y ajoute la réticence des entreprises elles-mêmes "à un affichage trop détaillé des aides publiques reçues".
Fort de cet état des lieux en "demi teinte" il faut bien le dire, le rapport préconise de ne pas chercher à faire un recensement exhaustif des aides, mais "d'élaborer et piloter un système d'information intégré pour mener à bien les évaluations attendues". À plus court terme, il faut "engager une évaluation rigoureuse du système des aides publiques aux entreprises dans un cadre budgétaire rénové".
Autres recommandations: "confier la responsabilité de l'évaluation de ces aides aux responsables de programme, en s'appuyant sur des comités ad hoc d'évaluation associant les divers acteurs concernés (par exemple le COE, Conseil d'orientation pour l'emploi, dans le cas des aides à l'emploi)", "entreprendre une évaluation des dispositifs les plus coûteux et supprimer les moins efficaces, en redistribuant une partie des gains vers les dispositifs les plus efficaces", "améliorer la capacité de l'État à évaluer et à piloter la politique d'aides publiques aux entreprises".
Le rapport plaide en faveur d'un "nouveau mode de régulation pour améliorer la cohérence et l'efficience des aides publiques". Le texte intégral du rapport est ici.
Ce rapport sera un des "mes livres de chevet" si je suis élu. Au delà de toutes les actions que nous devons mener pour plus de justice sociale, la bonne utilisation des deniers publics est également un enjeu majeur. Nous ne pouvons plus nous payer le luxe de ne pas réfléchir au "retour sur investissement" des enveloppes budgétaires d'aide aux entreprises. Je crois que la représentation nationale, grâce aujourd'hui à la mise en oeuvre total des possibilités de la LOLF (Loi organique relative aux lois de finances), peut orienter et contrôler un travail sur la performance des aides publiques. C'est salutaire pour notre compétitivité.
25 janvier 2007
Claude Bonnet & le travail original de prospective menée sur l'agriculture varoise
Mardi midi j'étais invité comme membre de la Chambre d'agriculture du Var au repas de présentation des voeux de son Président Claude Bonnet. Cette cérémonie avait un goût particulier. Les élections de la chambre d'agriculture ont en effet lieu la semaine prochaine ; c'était donc un « discours d’ Au revoir » que nous livrait son Président. Après 18 ans de présidence, plus de 30 ans de présence à la Chambre l'Agriculture, c'est un belle page qui se tourne pour la Chambre et l'agriculture varoise.
Je souhaite saluer son investissement et sa passion de l’agriculture varoise.
Dans son discours il a fait le bilan de ses mandats, remercié les membres élus pour leurs actions et le personnel pour son engagement. Il a alors consacré un chapitre important sur le travail de réflexion prospective menée ces dernières années. Déclarant que ce travail, élaboré lors de sa dernière mandature sur la prospective de l'agriculture varoise a été l'action majeure de son mandat ; ce dont il était le plus fier.
Au début des années 2000, lorsque je venais d'être élu à la Chambre d'agriculture du Var, il m'avait semblé que le meilleur service que l'on pouvait rendre aux agriculteurs du Var c'était d'essayer de réfléchir en groupe sur les « différents avenirs possibles » qui risquaient d'arriver dans les 20 prochaines années. Claude Bonnet a été tout de suite d'accord avec cette idée. Il m'a donné les moyens humains et techniques nécessaires pour faire ce travail.
J’ai voulu une réflexion volontairement très participative. Elle a donc concerné en 4 ans plus de 500 agriculteurs varois. En 2002, nous avons débuté le travail (avec 50 agriculteurs représentatifs et 50 utilisateurs de l'espace rural, type SNCF, chasseurs, randonneurs…) par 10 tables rondes. Des techniciens formés à l'animation et à la prise de notes m’avaient aidé pour animer les échanges ; nous avions aussi l’appui de Monsieur Flamant, « futurologue de métier », (et oui, ça existe comme métier !).
Quatre scénarii d'avenir ont été formalisés :
- Le VAR des terroirs,
- La Californie provençale
- Des villes et des campagnes
- La fin des agriculteurs
Grâce à ce travail, j'ai ensuite animé plus de 50 réunions ; une par territoire et par filière avec des agriculteurs afin qu'ils fassent les choix du scénario souhaité pour leur territoire et leur filière.
Après une présentation départementale de ce travail mi - 2003, nous avons entrepris de construire un plan stratégique départemental pour l'agriculture varoise et une charte agricole. Celle-ci a consisté à formaliser l'utilisation des terres agricoles varoises (qui ne représente plus que 12% de la surface du Var). Elle a été signée par le Conseil Général, la Préfecture et les associations de maires.
Je suis à nouveau reparti sur le terrain. Avec l'aide des techniciens, j’ai construis en groupes d'agriculteurs par territoire cohérent de SCOT, des plans stratégiques de territoire. Ces documents, les agriculteurs peuvent aujourd’hui l’utiliser comme argumentaires lorsqu'ils sont associés aux documents d'urbanisme que sont les SCOT ou les PLU.
Je souhaitais vous présenter cette démarche car pour moi elle est emblématique d'un travail participatif. Elle a permis l'élaboration d'un outil important grâce à une analyse prospective. En effet une bonne compréhension de l'avenir permet de gérer le présent d'une manière plus adaptée et de se préparer aux changements en l'anticipant. J'espère que les nouveaux élus à la Chambre d'Agriculture feront fructifier ce travail ; en l'actualisant et en mettant en place comme cela était prévu un comité de suivi.
24 janvier 2007
Un Ministre des Affaires étrangères qui devrait se poser des questions...
Je suis consterné par une dépêche de Reuters que j'ai lu ce matin.
J'y apprends que Philippe Douste-Blasy déclare : "Je rappelle ces principes parce que, par légèreté, certains comme Ségolène Royal peuvent l'oublier, et à force de légèreté on peut faire beaucoup de dégâts en matière internationale" (voir dépêche ici)
Je trouve que le bruit médiatique autour de cette affaire est démesurée. Ségolène Royal donne un avis qui a été largement ré-interprété. Au delà de ce débat qui n'a pas vraiment lieu d'être, je touve que cette position du Ministre est particulièrement déplacée. En effet, il faut savoir que le même Ministre déclarait récemment sur l'Iran : "Dans la région, il y a bien sûr un pays
comme l'Iran, un grand pays, un grand peuple et une grande
civilisation, qui est respecté et qui joue un rôle de stabilisation
dans la région." - Voir : le lien ici
Pour un Ministre en fonction, cette déclaration est très mal-venue. Elle a placé la France dans une position que je trouve "malsaine". Comment interpréter en effet ce type de propos, alors que nous avons affaire à un Etat qui déclare vouloir raser un autre Etat de la planète ? Qui organise des concours nauséabonds et antisémites ? Qui travaille à acquérir la bombe atomique en faisant complètement abstraction des échanges avec les autres nations ? ...
J'avais déjà lu plusieurs reportages sur celui que certains appellent l'"illusionniste" de la politique. Je les trouvais un peu excessif, mais je vais revoir mon jugement initial :
Voir le reportage sur l'Express
Voir l'enquête réalisée par Le Monde
Un matin fait de questionnements...
Comment vaincre
le pessimisme ?
Comment parvenir à redonner la foi en l’avenir à des gens qui
sentent vivre une dégradation de leurs conditions de vie ?
Comment faire passer le message que l’économie du XXIe siècle ne pourra pas être
celle des gros bénéfices pour quelques-uns et de la précarité pour tous
les autres ?
Quelles solutions privilégier pour faire en sorte que le développement durable se matérialise par une démarche concrète et pérenne ; et non pas un artifice Marketing qui ne réponde pas aux défis incroyable à relever dans les 20 prochaines années ? Quel rôle des élus dans ce cadre ?
Comment montrer qu'il est possible de donner une vraie chance à chacun, que le principe d'égalité des chances soit poussée beaucoup plus loin qu'il ne l'est aujourd'hui ?
Quelles solutions envisagées pour encore améliorer l'efficacité de notre puissance publique, tant au niveau national qu'au niveau local ?
Je me suis posé ces questions hier soir en lisant des articles de la presse nationale. C'est loin d'être les seules questions du débat. Mais il faut bien commencer par quelque chose, et en l'occurrence ces interrogations me semblent importantes. Je n'ai aucunement la prétention d'avoir dans ma besace toutes les réponses. Mais ces questions m'interpellent ; alors j'ai envi d'apporter au débat quelques éléments de réflexion. Je vais donc simplement tenter de profiter d'une semaine un peu plus calme (prendre du temps par ci par là) pour coucher par écrit mes idées sur ces sujets. Je vous invite d'ores et déjà via ce Blog à m'alimenter et me donner vos suggestions.
22 janvier 2007
Le départ d'un Juste
« L’intelligence est insipide sans altruisme » disait Victor Hugo. J’ai appris ce matin la disparition de l’Abbé Pierre. Je profite de mon Blog pour lui rendre dès ce matin un hommage sincère. J’ai aimé chez cet homme intègre, son combat durant toute sa vie contre les inégalités ; et surtout son refus de la fatalité. Je l’entendais expliquer il y a peu de temps, sa difficulté à admettre qu’il y ait en France encore 3 millions de mal logés, alors que notre pays est riche, alors que la Bourse n’a jamais été aussi florissante…

L'abbé Pierre va être l'objet d’un très grand nombre d'hommages « oh combien justifiés ». Cela me donne tout de même un "petit goût amer" ; et de m’interroger, comme pour d’autres grands hommes d’ailleurs : pourquoi attendre qu'il soit mort pour célébrer un tel personnage ?
J’ai lu que l'abbé Pierre attendait, espérait, même, la mort depuis longtemps, comme une délivrance. Même dans ce moment d’une grande tristesse, il a su en quelque sorte « se sublimer ».
Avec la très « médiatique crise du logement » actuelle, qui redevient un enjeu majeur des élections, l'abbé Pierre lance ici peut-être une sorte de dernier message, que beaucoup vont regretter de ne pas avoir entendu plus tôt.





