17 décembre 2006
Brue-Auriac : le plaisir d'être autour d'une belle table pour parler nature !
Après ma prune, quoi de mieux qu’un bon plat de gibiers !
Samedi comme les années précédentes, j’étais invité au repas de chasse annuel d’une des deux battues de
Brue-Auriac ; repas qui se passait au Domaine de Pied Gros.
C’était un
vrai plaisir de se retrouver autour d'une belle table avec une quarantaine de personnes qui ont une vision de la vie simple
et épicurienne … Ce moment convivial m’a conforté dans mon opinion sur la chasse : lorsqu'elle est faite avec les règles de prudence nécessaire à la sécurité, avec
un sens des responsabilités partagées, les chasseurs sont d’abord des amoureux
de la nature et surtout ils la
respectent.
J’en ai assez que l’on oppose toujours « chasse et protection de la nature »… Il y a deux ans nous avons organisé à Correns le salon « Chasse et bio ». Ce salon a connu un très grand succès, à vrai dire personne ne s’y attendait… Il a simplement permis à chacun de mieux se comprendre et de voir que si on exclut les intégristes de deux bords, ces mondes ont la même volonté de préserver la nature de respecter les hommes et leurs traditions.
Brignoles : exploitons les richesses de notre territoire, la Prune brignolaise !
Samedi j’étais à Brignoles pour la présentation du livre sur
« La Prune de Brignoles » ; illustré par de magnifiques photos,
cet ouvrage retrace l’histoire de cette prune. Cette dernière était également une
bonne raison pour une vingtaine de chef de la région sous l’égide de Guy Gedda de proposer des
recettes à base de ce fruit. Je tiens à louer cette initiative de la Mairie de
Brignoles. Lorsqu’une commune a la chance d’avoir dans son patrimoine culturel
une si riche histoire autour d’un fruit, il est remarquable d’en profiter.
Cette fête me permet d’insister sur le fait de conserver la richesse et la variété de nos produits du terroir. Pour cela, au-delà des vœux incantatoires, il faut des actes forts. Je crois qu’il serait d’abord utile de les réinscrire dans le registre national des variétés. Le second type d’action consiste à la commercialisation, car le consommateur est naturellement peu attiré par des variétés d’expérimentation… J’avais proposé en 2004 que la Communauté de Communes passe un contrat avec quelques agriculteurs locaux pour replanter plusieurs hectares. Ce projet visait à réaliser en grandeur nature cette culture - et surtout voir à petite échelle si on pouvait relancer une activité agro-alimentaire autour de ce fruit original et riche d’histoire locale. Je n’avais pas été entendu ; mais je ne désespère pas. En effet le consommateur est à la recherche de tel produit et le travail de fonds paye. Il n’y a qu’à voir la réussite de la Figues de Solliès-Pont, qui y aurait cru il y a 15 ans ? Je compte prochainement mobiliser l’association « slow food » que je connais bien autour de la prune de brignoles.




