10 décembre 2006
"Une vérité qui dérange", bon moyen de sensibiliser ; maintenant agissons
J’étais invité dimanche soir par une association de Cotignac à participer à un débat qui suivait la projection du film d’AL Gore « Une vérité qui dérange ». Avec Jean Pierre Véran, Maire de Cotignac, nous étions invités à réagir et à répondre aux questions du public – en nombre pour l’occasion.
Après avoir vu ce film, et avoir participé à ce débat, je compte bien en faire la promotion pour que le plus de monde possible le voit. Il montre en effet de manière pédagogique la situation dramatique dans laquelle nous sommes. Il nous interpelle, comme les américains peuvent parfois savoir si bien le faire, sur nos responsabilités. C’est une sorte d’appel vert à la JFK ! « Ne demandes pas ce que la Planète peut faire pour toi, mais ce que tu peux faire pour elle ! ». Or, nous, pays riches, avons probablement une responsabilité décuplée.
J’ai donc apprécié ce film car il réussi à interpeller chacun d’entre nous sur la problématique de l’effet serre ; et ses conséquences désastreuses pour notre planète à court terme. Il indique ce que chaque citoyen peut faire dans sa vie quotidienne pour participer et travailler « à inverser cette spirale folle ».
Mon seul regret est qu’il occulte un peu facilement la « responsabilité du monde politique ». Or je crois profondément que c’est à « La République » de prendre d’abord ses responsabilités. Et à travers elle, aux élus qui sont mandatés de la représenter. Par exemple, elle doit fixer aux entreprises le cadre dans lequel elles peuvent évoluer. Très concrètement, il faut exiger d’elles un bilan environnemental. C’est la qualité de ce « résultat environnemental » qui pourrait ensuite jouer de manière significative sur son taux d’imposition.
Dans la campagne qui s’annonce, ce genre de film est utile car il sensibilise. Et de mon côté, en tant que candidat à la députation, je compte bien profiter de cette sensibilisation pour mettre en avant mon expérience de terrain et surtout mes convictions sur ce sujet fondamental. Car sur un sujet comme celui-là, c’est les actes dans la durée qui comptent ; beaucoup plus que les grands discours d’avant élection.




