04 décembre 2006
Aucun projet de société ne résistera à l’effondrement des ressources naturelles et à la crise climatique
Je souhaite saluer l’initiative de Nicolas Hulot. Elle est apolitique et c’est finalement tant mieux. Car le Pacte écologique qu’il a mis en place permet d’identifier un courant d’exigence écologique et populaire. Il permet de positionner l’impératif écologique et climatique au sommet des enjeux de la campagne présidentielle. Il a, d’ailleurs à ce sujet, reconnu dans une interview du journal Libération (édition 29/11/06) que les « exigences écologiques sont plus naturelles à gauche qu’à droite ». Je partage son analyse lorsqu’il dit qu’il faut être « radical sur les objectifs » mais « progressif sur les mutations ». Mon expérience de terrain m’a en effet montré l’importance de mener des actions simples et opérationnelles « qui donnent du sens ». C’est à grâce à cela qu’elles deviennent ensuite concrètes pour le citoyen lorsqu’elles sont menées « petit à petit » à l’échelle locale et enfin avec une vision politique forte dans la durée.
C’est après les viticulteurs convertis à une démarche de développement durable, que nous avons élargi notre approche à l’ensemble de l’agriculture, puis aux éleveurs, puis en 2004 à l’éco-construction et maintenant à l’industrie des plantes médicinales…. (demain… un projet de chauffage central au bois pour valoriser les forêts environnantes). Dans ce secteur, il faut se garder des effets d’annonce, comme le font aujourd’hui nombre d’entreprises dans une démarche « purement mercantile » et « à court terme ». Je crois qu’il faut pour réussir, répondre simplement et concrètement à des attentes qui justement sont simples et concrètes.
C’est d’autant plus facile, lorsque le territoire où nous vivons recèle de tant de richesses et de potentiels. Ne préservant pas simplement notre terroir, mais sachons le « développer durablement » pour que cela ne soit pas synonyme de contraintes mais bien d’opportunités de richesse et de mieux vivre ensemble.




